Une répression avec un à côté de F1

En ce dimanche ensolleillé sur Gaspé, dès mon réveil je fais la tournée des médias électroniques tel lapresse, Le Devoir en ligne, Cyberpresse, CNN et le Huffingtonpost pur me garder au courant de l’actualité hors de ma région.  Un article me captive, soit çelui de Catherine Lalonde et Raphaêl Dallaire-Ferland, Carrés rouges, vos papiers! 

L’expérience à été tenté afin de savoir si les gens portant des carrés rouges seraient  »victimes » de fouilles, d’arrestations préventive ou autres. Éffectivement ils ont étés interpelés par les policiers pour avoir porté un  »symbol révolutionnaire »

 Parce que vous arborez un signe révolutionnaire», répondra un agent, visiblement excédé, «pis parce que je suis tanné du monde comme vous.». Il porte une gaze à l’avant-bras, qui semble protéger une blessure. Pourquoi nous? N’est-ce pas du profilage? «On fait juste ça, du profilage criminel», poursuit le même agent. Le parc Jean-Drapeau ne serait plus un lieu public ?

«Aujourd’hui, c’est un lieu privé ouvert au public,» enchaîne un autre, sortant des sacs une mangue, un programme de saison de danse, des carnets de notes, des stylos. Rien d’illégal, rien qui ne laisse présager aucune intention criminelle. Pourquoi ne pourrions-nous pas en être? «Les organisateurs ne veulent pas de vous ici.» Le SPVM, aujourd’hui, répond donc aux besoins et désirs des organisateurs du Grand Prix ? «Tout à fait,» dira le matricule 5323, le répétant fièrement une deuxième fois lorsqu’on lui redemandera.

Le carré rouge n’est pas un symbole révolutionnaire comme tel, mais bien un symbol adopté en 2005 par le mouvement étudiant, soit pour appuyer les étudiants  »carrément » dans le rouge. Son lien avec la grève étudiante, la violence et l’intimidation  »comme le mentionne si souvent le premier ministre Charest »  est en faite presque inexistant et selon moi est un sophisme bien calculé, le carré rouge est tout simplement un appui aux étudiants.

Nos valeurs ont elle  »pris le champ » tel une F1 avec un mauvais pilote ? Depuis quand c’est  »juste » de défendre un grand prix de F1, mais très acceptable de, matraquer, poivrer, intimider, repousser, discriminer et réprimer la jeunesse qui mène un combat contre un gouvernement qui na plus les mains sur le volant, mais qui donne des subventions directement des fonds public à Bernie Ecclestone. L’évènement apporte des retombés économiques pour Montréal, mais au prix de la liberté d’une jeunesse?

Un autre point qui est venu me heurter est l’utilisation de plus en plus fréquente de l’article 31 du code criminel.

 31. (1) Un agent de la paix qui est témoin
d’une violation de la paix, comme toute personne
qui lui prête légalement main-forte, est
fondé à arrêter un individu qu’il trouve en train
de commettre la violation de la paix ou qu’il
croit, pour des motifs raisonnables, être sur le
point d’y prendre part ou de la renouveler.

Source: http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/C-46/page-12.html#docCont

Motif raisonnable en 2012: Porter un carré rouge?

À suivre…

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Étoile de la semaine: Défi Gratte-Ciel

Le défi gratte-ciel vous connaissez ?

La tour de la bourse de Montréal fais près de 48 étages, en temps normal les gens montent par des moyens méchanique et non par les marches, par contre le 1er juin prochain, plusieurs membres des services d’urgence de partout au Québec iront tenter d’accomplir un exploit personnel et par le même coup amasser de l’argent pour la dystrophie musculaire. Pour les gens atteint de dystrophie musculaire, monter un étage seul est presque impossible, monter une seule marche est un exploit.

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Un pompier volontaire de la Ville de Gaspé tentera de gravir la tour de la bourse et ses 48 étages non pas une seule fois, mais bien 11 fois ! Un total de 528 étages dans une même journée, avec près de 75 livres d’équipement de combat d’incendie. L’équipement conserve la chaleure et le masque respiration (pas branché biensûr) restreint l’accès à l’oxygène, rendant la tâche encore plus difficile !

Sylvain Girard âgé de 45 ans, oeuvrant dans le service incendie de Gaspé depuis près de 15 ans, devra monter un total de 12 375 marches pour une cause qui lui tient à coeur. Aujourd’hui il pratiquait la montée au centre d’achat, à contre-courant dans un escalier roulant pour amasser des dons. En date de lundi dernier il avait déja plus de 1500$ et le montant augmente d’heure en heure.

Pour citer Sylvain,  »Après 30 étages, le coeur crie  »Repos ». Après 192 étages mes jambes cient  »Pitié ». Après 384 étages, ma tête est la seule force capable encore de pousser mes pieds à chacune des marches. Après 528 étages, le corps est ancré dans un rythme que ni notre tête, ni nos pieds ne contrôlent. »

Mon étoile de la semaine et dédiée à Sylvain Girard, pompier de Gaspé, qui tentera l’impossible pour aider ceux qui vivent l’impossible à chaque jour.

Pour plus d’information  www.defigratteciel.com

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Réflexion sur les médias et la démocratie

Depuis plus de trois mois que le mouvement étudiant combat une hausse des droits de scolarité universitaire par le moyen de la rue et de la grève ( ou  »boycotte  » selon certains au Québec qui insistent sur le débat de sémantique totalement inutile). La répression, la corruption et les injonctions sont maintenant choses courantes. Les médias influencent la pensée dans le présent débat, l’exemple parfait étant le 22 avril dernier… tous les journaux annoncent  »Plus de 200 000 personnes dans les rues de Montréal  » à l’exception du Journal de Montréal qui semble ignorer le mouvement de masse et de protestation dans les rues de cette métropole. Demandons-nous, les médias ont-ils influencé voir pervertis le débat de la crise étudiante?

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Les médias ont par contre un rôle premier dans le conflit, outre le fait qu’ils ont une influence directe sur l’opinion publique par la façon dont l’information est traitée et renvoyée augrand publique qui (la majeure partie du temps) ne l’analyse pas, ne cherche pas à comparer l’information reçue et ainsi se former une opinion critique sur le sujet. La pression médiatique peut par contre être bénéfique pour la cause étudiante, due au fait qu’à tout moment du jour dans les médias le sujet est le conflit qui perdure (même si une majorité ne semble pas analyser les faits) de cette manière nul n’est capable de nier la présence d’un tel problème au sein de la société Québecoise. Par le même fait, l’augmentation de cette zizanie qui mêle le gouvernement en poste au Québec est un autre des outils mis à la disposition des contestataires, car il ne faut pas oublier que le débat se déplace même jusqu’a l’Assemblée nationale, où chaque jour les députés majoritaires se font mitrailler par l’opposition qui eux dénoncent le déni, l’ignorance et la dissociation face à cette situation grandissante.

 

J’aimerais faire un lien avec un de mes cours de philosophie au cégep cette session-ci. Comme vous pouvez l’imaginer, le sujet principal est devenu la démocratie dans le contexte politique actuel. Outre le fait que les gens peuvent et doivent voter pour leurs  »chefs  » au Québec à chaque quatre ans, il ne faut pas oublier une partie intégrante de la démocratique, soit le conflit. Eh oui! Le conflit est très important, surtout l’acceptation du conflit et la volonté de résolution du problème. Dans un système démocratique, il faut y avoir du dialogue et un  »clash  » des idéaux, pour permettre le règlement et le compromis. Il faut également reconnaitre le problème avant de le résoudre et par le même pas entreprendre des négociations. Le gouvernement c’est aussi avec les centrales étudiantes, toute fois en refusant d’accepter que leurs mesures de hausse est néfaste, ils ont tenté d’entretenir des négociations… malheureusement dans un seul sens, ne permettant pas d’échanges complets et dignes de mention. La démocratie s’exerce en écoutant tous les partis et leurs arguments tout en apportant les siens pour entretenir un débat et non en arrivant directement au mode  »résolution du conflit  » avec une ligne de parti dépassant de la jupe du négociateur de la partie gouvernementale.

À suivre !

 

Prochain texte: Remise en question d’un pacte internationale de 1976, signé par le Canada et qui place la hausse des frais de scolarité dans un contexte bien différent!

Les étudiants c’est une classe à part!

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Nous sommes en 2012, dans un pays libre qui respecte la démocratie. Nous sommes dans un combat depuis près de 9 semaines pour certains, une mobilisation qui est sans précédant au Québec dans l’histoire des mouvements étudiants. Nous avons organisé une des plus grandes marches dans l’histoire du Québec, à près de 200 mille personnes dans les rues de Montréal le 22 mars dernier, la seule autre occasion ( à ma connaissance) qui à eu autant d’ampleur ici c’est la fête de la St-Jean suite au Lac Meech. Nous sommes dans un combat contre une hausse des frais de scolarité qui s’élargît de jour en jour, l’on parle d’accesibilité aux études, de gratuité scolaire pour certains, mais le fond du débat est maintenant devenue : Les étudiants sont-ils une classe sociale à part ? Nous commes des contribuables au même titre que monsieur Leclerc de Rimouski, que Madame Gendron de Montréal qui est maintenant retraitée, notre contribution à la société est mesurable au même titre que tous les autres qui ont passé avant nous. Notre contribution viendra pour les 50 ou 60 années qui suiveront notre diplomation. Nous sommes la génération qui vit dans la répression, dans l’indifférence et surtout dans la merde. J’explique pourquoi nous sommes dans cette position peu agréable par le fait que même après un mobilisation monstre, le gouvernement continue de faire la sourde oreille en mettant la pression sur les directions des cégeps / universités ainsi que sur les enseignants pour FORCER le retour en classe, au lieu de simplement prendre place à une table de discussion. Je vous rappel que toutes les association étudiantes sont disponibles pour discuter avec la ministre de l’éducation, une ouverture pour parlementer de la hausse des frais de scolarité. La ministre tant qu’a elle répond en exigeant aux institutions post-secondaires d’offrir les cours tout de même peu importe si les étudiants y sont présent ou non.

 N’oublions pas que les étudiants sont pleins de ressources, ils étudient dans tous les axes imaginable au Québec, de la philosophie à la medecine en passant par le droit et l’intervention sociale. Les ressources étudiantes au niveau de la connaissance, du savoir et de l’action sont incommensurables et c’est çela qui vous fera reculer, nous n’avon rien à perdre et tout à gagner. Dans les deux derniers mois plusieurs d’entres nous ont appris à devenir des citoyens, en prenant action, chose que l’on semble oublier dans la doctrine de l’enseignement moderne. Nous avons appris dans l’école de la vie, nous en sortons des personnes meilleures, des citoyens éveillés !

Je termine en vous demandant madame la ministre ainsi qu’a votre gouvernement….Au fond de votre mer d’indifférence , endroit dans lequel votre dernier souffle est soutenu seulement par votre détachement à la situation actuelle… nous entendez vous ?

Back of my head

Voilà maintenant depuis le 8 mars que je suis en grève contre la hausse des frais de scolarité au Cégep de Gaspé, depuis le 8 mars dernier j’ai comme la majorité du cégep pris la décision de volontairement boycotter mes cours afin de mettre une préssion sur un gouvernement qui à pris la décision de nous renvoyer dans les années 1960 au niveau des frais de scolarité universitaires. Plusieurs vont me dire, » oui mais Dave tu va pas à l’université et à se que je sache tu n’a pas l’intention d’y aller pour l’instant » Effectivement ces personnes ont raison, pour l’instant l’université n’est pas dans mes plans. Ceux qui me connaissent mieu savent que je pense souvent plus à mon voisin qu’a moi. Ridicule certains dirons…censé d’autre affirmeront! Quand je déplace cette valeur la au niveau du dossier de la hausse des frais et que dans les derniers mois j’ai décidé de lire tous les documents que j’ai pu trouver à se sujet..je suis tombé sur une étude publiée par un comité chapeauté par la ministre de l’éducation disant que 7000 étudiants n’auront plus accès à une étude supérieure. Je vous rappel que dans les années 50-60 (et avant) seuls les  »riches » en majorité avaient accès à une éducation. Je n’arrive pas à comprendre la logique de, si tu as de l’argent tu pourra être chirurgien (par exemple) mais si tu as le talent, que tu vis dans la classe moyenne, que tu est un des 3 étudiants sur 4 qui n’a pas accès aux prêts et bourses et que tu aurais le potentiel de devenir un des meilleurs chirurgiens et bien  »just too bad ». Je crois qu’une société ne peut que bénéficier d’une accesibilité aux programmes d’études supérieur, une société instruite est une société fonctionelle, tout le monde en bénéficie du docteur, du philosophe, du professionel de la communication, toute personne est importante au sein d’une société.

J’aimerais rapprocher le tout de Gaspé, dans mon entourage, de mon point de vue. Avant la grève étudiante j’ai eu la chance d’être élu au poste de vice-président aux affaires externe de l’association étudiante à Gaspé, poste qui ma permis d’aller à un congrès des associations étudiants à Ste-Foy, endroit oû j’ai rencontré des gens motivés et mobilisés des 4 coins du Québec et j’ai vu la quelque chose que j’ai rarement vu avant, l’unité envers une même cause, croyez moi c’est quelque chose de puissant et de totalement renversant ! J’ai pu revivre la même chose à chaque jour depuis le début de la grève, des gens motivés et mobilisés, ayant le gout de s’impliquer. 250 personnes pour une marche au centre ville le 22 mars, le 30 mars au pic de la journée près de 400 personnes devant l’hotel des commandants pour manifester contre le premier ministre, sans oublier les action quotidiennes qui ont étés effectués. Certains vont également jusqu’a dire que la grève n’apporte rien et ne nous apprend rien. Outre le fait de mettre de la pression sur le gouvernement et d’informer la population, depuis le début j’ai appris à connaître des gens exceptionnels de tous les départements de notre Cégep, des gens que je n’aurai peut-être jamais connu ni cotoyer en temps normal. Chacun apporte sa contribution au groupe et tous en ressortent gagnant, il ne faut pas oublier que chaque étudiant apporte avec lui sont baggage de connaissances qui s’appliquent tout le temps. Croyez-moi une expérience de vie demandant une tel implication ne peut qu’être bénéfique, on apprend à être humain, à vivre en société, on apprend la vie. J’ai enfin retrouvé le sentiment d’unicité que j’ai connu en janvier dernier, à chaque matin quand je vois des gens se lever, pas seulement de leurs lit, mais se lever debout contre quelque chose qu’ils considèrent comme injuste, qui se levènt pour un meilleur monde. Même si l’on est loin des grands centres, notre combat est juste, Nous ne sommes pas seuls, nous sommes unis par cette cause partout au Québec, partout dans le monde. À vous qui osez vous lever et dénoncer…. je vous dit, MERCI!

 

L’inaction d’une nation

Nous sommes aujourd’hui le 10 mars 2012, j’ouvre mon Facebook… en manchette « Il va falloir que cette situation se règle dans des délais raisonnables. Montréal ne peut pas continuer à être le théâtre quotidien d’affrontements comme on en a vu avant-hier », a dit le responsable de la sécurité publique de Montréal, Claude Trudel. 

Partout sur internet l’article suivant circule http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201203/10/01-4504278-greve-etudiante-montreal-presse-quebec-dintervenir.php

La pression augmente, c’est assuré! La grève étudiante, ou comme d’autres le disent, le « ‘boycott »’ étudiant commence à déranger. Le fait d’annuler les cours, de rallonger le calendrier scolaire intentionnellement n’est que la pointe de l’iceberg qui se place dans la trajectoire directe d’un gouvernement libéral qui prône la surdité face au débat étudiant, refusant toujours de négocier ou même de débuter des dialogues pertinents face à face avec un mouvement toujours grandissant (au moment où j’écris cet article, il y a plus ou moins 143,759 étudiants en débrayage général illimité).

La pression augmente, car c’est maintenant un débat à la grandeur du Québec et même partout dans le monde (je parle ici des manifestations en France), qui ne laisse PERSONNE indifférent. Plusieurs critiquent les étudiants mentionnant les Iphones et les voitures, j’ai moi-même une voiture, et un iPhone, j’ai pris la décision de rester dans ma ville natale pour faire mes études, et je travail, pourtant je décide de m’impliquer au sein d’un mouvement étudiant… plusieurs vont dire pourquoi. Je réponds tout simplement que c’est une injustice envers d’autres générations, envers ceux qui n’auront pas la chance d’avoir un centre d’études supérieur dans leurs villes ou même leur région, qui devront débuter une vie professionnelle dans le rouge. 

Le mouvement étudiant semble de plus en plus fort, et comme nous l’avons vu dans les dernières semaines, le débat se déplace même à l’Assemblée nationale. Montréal demande au gouvernement d’écouter les étudiants qui font des actions à tous les jours dans la métropole, c’est seulement 2-3 mille étudiants… le 22 mars on attend plus de 100mille personnes dans les rues de Montréal.

 

La pression augmente, les étudiants sont prêts, le gouvernement tremble…….