Étoile de la semaine: Défi Gratte-Ciel

Le défi gratte-ciel vous connaissez ?

La tour de la bourse de Montréal fais près de 48 étages, en temps normal les gens montent par des moyens méchanique et non par les marches, par contre le 1er juin prochain, plusieurs membres des services d’urgence de partout au Québec iront tenter d’accomplir un exploit personnel et par le même coup amasser de l’argent pour la dystrophie musculaire. Pour les gens atteint de dystrophie musculaire, monter un étage seul est presque impossible, monter une seule marche est un exploit.

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Un pompier volontaire de la Ville de Gaspé tentera de gravir la tour de la bourse et ses 48 étages non pas une seule fois, mais bien 11 fois ! Un total de 528 étages dans une même journée, avec près de 75 livres d’équipement de combat d’incendie. L’équipement conserve la chaleure et le masque respiration (pas branché biensûr) restreint l’accès à l’oxygène, rendant la tâche encore plus difficile !

Sylvain Girard âgé de 45 ans, oeuvrant dans le service incendie de Gaspé depuis près de 15 ans, devra monter un total de 12 375 marches pour une cause qui lui tient à coeur. Aujourd’hui il pratiquait la montée au centre d’achat, à contre-courant dans un escalier roulant pour amasser des dons. En date de lundi dernier il avait déja plus de 1500$ et le montant augmente d’heure en heure.

Pour citer Sylvain,  »Après 30 étages, le coeur crie  »Repos ». Après 192 étages mes jambes cient  »Pitié ». Après 384 étages, ma tête est la seule force capable encore de pousser mes pieds à chacune des marches. Après 528 étages, le corps est ancré dans un rythme que ni notre tête, ni nos pieds ne contrôlent. »

Mon étoile de la semaine et dédiée à Sylvain Girard, pompier de Gaspé, qui tentera l’impossible pour aider ceux qui vivent l’impossible à chaque jour.

Pour plus d’information  www.defigratteciel.com

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Réflexion sur les médias et la démocratie

Depuis plus de trois mois que le mouvement étudiant combat une hausse des droits de scolarité universitaire par le moyen de la rue et de la grève ( ou  »boycotte  » selon certains au Québec qui insistent sur le débat de sémantique totalement inutile). La répression, la corruption et les injonctions sont maintenant choses courantes. Les médias influencent la pensée dans le présent débat, l’exemple parfait étant le 22 avril dernier… tous les journaux annoncent  »Plus de 200 000 personnes dans les rues de Montréal  » à l’exception du Journal de Montréal qui semble ignorer le mouvement de masse et de protestation dans les rues de cette métropole. Demandons-nous, les médias ont-ils influencé voir pervertis le débat de la crise étudiante?

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Les médias ont par contre un rôle premier dans le conflit, outre le fait qu’ils ont une influence directe sur l’opinion publique par la façon dont l’information est traitée et renvoyée augrand publique qui (la majeure partie du temps) ne l’analyse pas, ne cherche pas à comparer l’information reçue et ainsi se former une opinion critique sur le sujet. La pression médiatique peut par contre être bénéfique pour la cause étudiante, due au fait qu’à tout moment du jour dans les médias le sujet est le conflit qui perdure (même si une majorité ne semble pas analyser les faits) de cette manière nul n’est capable de nier la présence d’un tel problème au sein de la société Québecoise. Par le même fait, l’augmentation de cette zizanie qui mêle le gouvernement en poste au Québec est un autre des outils mis à la disposition des contestataires, car il ne faut pas oublier que le débat se déplace même jusqu’a l’Assemblée nationale, où chaque jour les députés majoritaires se font mitrailler par l’opposition qui eux dénoncent le déni, l’ignorance et la dissociation face à cette situation grandissante.

 

J’aimerais faire un lien avec un de mes cours de philosophie au cégep cette session-ci. Comme vous pouvez l’imaginer, le sujet principal est devenu la démocratie dans le contexte politique actuel. Outre le fait que les gens peuvent et doivent voter pour leurs  »chefs  » au Québec à chaque quatre ans, il ne faut pas oublier une partie intégrante de la démocratique, soit le conflit. Eh oui! Le conflit est très important, surtout l’acceptation du conflit et la volonté de résolution du problème. Dans un système démocratique, il faut y avoir du dialogue et un  »clash  » des idéaux, pour permettre le règlement et le compromis. Il faut également reconnaitre le problème avant de le résoudre et par le même pas entreprendre des négociations. Le gouvernement c’est aussi avec les centrales étudiantes, toute fois en refusant d’accepter que leurs mesures de hausse est néfaste, ils ont tenté d’entretenir des négociations… malheureusement dans un seul sens, ne permettant pas d’échanges complets et dignes de mention. La démocratie s’exerce en écoutant tous les partis et leurs arguments tout en apportant les siens pour entretenir un débat et non en arrivant directement au mode  »résolution du conflit  » avec une ligne de parti dépassant de la jupe du négociateur de la partie gouvernementale.

À suivre !

 

Prochain texte: Remise en question d’un pacte internationale de 1976, signé par le Canada et qui place la hausse des frais de scolarité dans un contexte bien différent!