Les étudiants c’est une classe à part!

Image

Nous sommes en 2012, dans un pays libre qui respecte la démocratie. Nous sommes dans un combat depuis près de 9 semaines pour certains, une mobilisation qui est sans précédant au Québec dans l’histoire des mouvements étudiants. Nous avons organisé une des plus grandes marches dans l’histoire du Québec, à près de 200 mille personnes dans les rues de Montréal le 22 mars dernier, la seule autre occasion ( à ma connaissance) qui à eu autant d’ampleur ici c’est la fête de la St-Jean suite au Lac Meech. Nous sommes dans un combat contre une hausse des frais de scolarité qui s’élargît de jour en jour, l’on parle d’accesibilité aux études, de gratuité scolaire pour certains, mais le fond du débat est maintenant devenue : Les étudiants sont-ils une classe sociale à part ? Nous commes des contribuables au même titre que monsieur Leclerc de Rimouski, que Madame Gendron de Montréal qui est maintenant retraitée, notre contribution à la société est mesurable au même titre que tous les autres qui ont passé avant nous. Notre contribution viendra pour les 50 ou 60 années qui suiveront notre diplomation. Nous sommes la génération qui vit dans la répression, dans l’indifférence et surtout dans la merde. J’explique pourquoi nous sommes dans cette position peu agréable par le fait que même après un mobilisation monstre, le gouvernement continue de faire la sourde oreille en mettant la pression sur les directions des cégeps / universités ainsi que sur les enseignants pour FORCER le retour en classe, au lieu de simplement prendre place à une table de discussion. Je vous rappel que toutes les association étudiantes sont disponibles pour discuter avec la ministre de l’éducation, une ouverture pour parlementer de la hausse des frais de scolarité. La ministre tant qu’a elle répond en exigeant aux institutions post-secondaires d’offrir les cours tout de même peu importe si les étudiants y sont présent ou non.

 N’oublions pas que les étudiants sont pleins de ressources, ils étudient dans tous les axes imaginable au Québec, de la philosophie à la medecine en passant par le droit et l’intervention sociale. Les ressources étudiantes au niveau de la connaissance, du savoir et de l’action sont incommensurables et c’est çela qui vous fera reculer, nous n’avon rien à perdre et tout à gagner. Dans les deux derniers mois plusieurs d’entres nous ont appris à devenir des citoyens, en prenant action, chose que l’on semble oublier dans la doctrine de l’enseignement moderne. Nous avons appris dans l’école de la vie, nous en sortons des personnes meilleures, des citoyens éveillés !

Je termine en vous demandant madame la ministre ainsi qu’a votre gouvernement….Au fond de votre mer d’indifférence , endroit dans lequel votre dernier souffle est soutenu seulement par votre détachement à la situation actuelle… nous entendez vous ?

Publicités

Back of my head

Voilà maintenant depuis le 8 mars que je suis en grève contre la hausse des frais de scolarité au Cégep de Gaspé, depuis le 8 mars dernier j’ai comme la majorité du cégep pris la décision de volontairement boycotter mes cours afin de mettre une préssion sur un gouvernement qui à pris la décision de nous renvoyer dans les années 1960 au niveau des frais de scolarité universitaires. Plusieurs vont me dire, » oui mais Dave tu va pas à l’université et à se que je sache tu n’a pas l’intention d’y aller pour l’instant » Effectivement ces personnes ont raison, pour l’instant l’université n’est pas dans mes plans. Ceux qui me connaissent mieu savent que je pense souvent plus à mon voisin qu’a moi. Ridicule certains dirons…censé d’autre affirmeront! Quand je déplace cette valeur la au niveau du dossier de la hausse des frais et que dans les derniers mois j’ai décidé de lire tous les documents que j’ai pu trouver à se sujet..je suis tombé sur une étude publiée par un comité chapeauté par la ministre de l’éducation disant que 7000 étudiants n’auront plus accès à une étude supérieure. Je vous rappel que dans les années 50-60 (et avant) seuls les  »riches » en majorité avaient accès à une éducation. Je n’arrive pas à comprendre la logique de, si tu as de l’argent tu pourra être chirurgien (par exemple) mais si tu as le talent, que tu vis dans la classe moyenne, que tu est un des 3 étudiants sur 4 qui n’a pas accès aux prêts et bourses et que tu aurais le potentiel de devenir un des meilleurs chirurgiens et bien  »just too bad ». Je crois qu’une société ne peut que bénéficier d’une accesibilité aux programmes d’études supérieur, une société instruite est une société fonctionelle, tout le monde en bénéficie du docteur, du philosophe, du professionel de la communication, toute personne est importante au sein d’une société.

J’aimerais rapprocher le tout de Gaspé, dans mon entourage, de mon point de vue. Avant la grève étudiante j’ai eu la chance d’être élu au poste de vice-président aux affaires externe de l’association étudiante à Gaspé, poste qui ma permis d’aller à un congrès des associations étudiants à Ste-Foy, endroit oû j’ai rencontré des gens motivés et mobilisés des 4 coins du Québec et j’ai vu la quelque chose que j’ai rarement vu avant, l’unité envers une même cause, croyez moi c’est quelque chose de puissant et de totalement renversant ! J’ai pu revivre la même chose à chaque jour depuis le début de la grève, des gens motivés et mobilisés, ayant le gout de s’impliquer. 250 personnes pour une marche au centre ville le 22 mars, le 30 mars au pic de la journée près de 400 personnes devant l’hotel des commandants pour manifester contre le premier ministre, sans oublier les action quotidiennes qui ont étés effectués. Certains vont également jusqu’a dire que la grève n’apporte rien et ne nous apprend rien. Outre le fait de mettre de la pression sur le gouvernement et d’informer la population, depuis le début j’ai appris à connaître des gens exceptionnels de tous les départements de notre Cégep, des gens que je n’aurai peut-être jamais connu ni cotoyer en temps normal. Chacun apporte sa contribution au groupe et tous en ressortent gagnant, il ne faut pas oublier que chaque étudiant apporte avec lui sont baggage de connaissances qui s’appliquent tout le temps. Croyez-moi une expérience de vie demandant une tel implication ne peut qu’être bénéfique, on apprend à être humain, à vivre en société, on apprend la vie. J’ai enfin retrouvé le sentiment d’unicité que j’ai connu en janvier dernier, à chaque matin quand je vois des gens se lever, pas seulement de leurs lit, mais se lever debout contre quelque chose qu’ils considèrent comme injuste, qui se levènt pour un meilleur monde. Même si l’on est loin des grands centres, notre combat est juste, Nous ne sommes pas seuls, nous sommes unis par cette cause partout au Québec, partout dans le monde. À vous qui osez vous lever et dénoncer…. je vous dit, MERCI!