L’inaction d’une nation

Nous sommes aujourd’hui le 10 mars 2012, j’ouvre mon Facebook… en manchette « Il va falloir que cette situation se règle dans des délais raisonnables. Montréal ne peut pas continuer à être le théâtre quotidien d’affrontements comme on en a vu avant-hier », a dit le responsable de la sécurité publique de Montréal, Claude Trudel. 

Partout sur internet l’article suivant circule http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201203/10/01-4504278-greve-etudiante-montreal-presse-quebec-dintervenir.php

La pression augmente, c’est assuré! La grève étudiante, ou comme d’autres le disent, le « ‘boycott »’ étudiant commence à déranger. Le fait d’annuler les cours, de rallonger le calendrier scolaire intentionnellement n’est que la pointe de l’iceberg qui se place dans la trajectoire directe d’un gouvernement libéral qui prône la surdité face au débat étudiant, refusant toujours de négocier ou même de débuter des dialogues pertinents face à face avec un mouvement toujours grandissant (au moment où j’écris cet article, il y a plus ou moins 143,759 étudiants en débrayage général illimité).

La pression augmente, car c’est maintenant un débat à la grandeur du Québec et même partout dans le monde (je parle ici des manifestations en France), qui ne laisse PERSONNE indifférent. Plusieurs critiquent les étudiants mentionnant les Iphones et les voitures, j’ai moi-même une voiture, et un iPhone, j’ai pris la décision de rester dans ma ville natale pour faire mes études, et je travail, pourtant je décide de m’impliquer au sein d’un mouvement étudiant… plusieurs vont dire pourquoi. Je réponds tout simplement que c’est une injustice envers d’autres générations, envers ceux qui n’auront pas la chance d’avoir un centre d’études supérieur dans leurs villes ou même leur région, qui devront débuter une vie professionnelle dans le rouge. 

Le mouvement étudiant semble de plus en plus fort, et comme nous l’avons vu dans les dernières semaines, le débat se déplace même à l’Assemblée nationale. Montréal demande au gouvernement d’écouter les étudiants qui font des actions à tous les jours dans la métropole, c’est seulement 2-3 mille étudiants… le 22 mars on attend plus de 100mille personnes dans les rues de Montréal.

 

La pression augmente, les étudiants sont prêts, le gouvernement tremble…….